Honteux….

•19 septembre 2018 • 4 commentaires
Doan Bui
© Copyright 2018, L’Obs
 

BILLET. Dans « Les Terriens du Dimanche », le polémiste est reparti sur son obsession des prénoms, en s’en prenant à la chroniqueuse Hapsatou Sy qui aurait mieux fait, selon lui, de s’appeler Corinne. Le coup de gueule de notre journaliste Doan Bui.

Ça fait longtemps qu’il nous bassine avec cette histoire de prénoms, Éric Zemmour. Ça fait longtemps que ça me rend dingue. Je sais, ce serait plus sain d’ignorer ses saillies avec mépris, mais je n’y parviens pas. Ce week-end lors de l’émission « les Terriens du dimanche », animée par Thierry Ardisson, Zemmour s’en est pris à la chroniqueuse Hapsatou Sy à cause de son prénom.

« Vous devriez vous appeler Corinne, ça vous irait bien ».

« Votre mère a eu tort de vous appeler comme ça ».

Cela, c’est ce qu’on entend sur l’extrait. Sur Twitter,  Hapsatou Sy a dit vouloir porter plainte et avoir hésité à quitter l’émission d’Ardisson, après « avoir reçu des insultes graves sur le plateau »: la séquence n’a en effet pas été diffusée dans son intégralité. Selon « le Parisien », le polémiste aurait rajouté : « Vous n’êtes pas une enfant de la République, votre prénom est une insulte à la France ». Sur LCI, le polémiste a encore enfoncé le clou.

« Je trouve violent les gens qui donnent à leurs enfants des prénoms qui sont étrangers à l’histoire de France ».

Je savais bien qu’il eût fallu faire la sourde oreille face à cette énième polémique. Ne rien lire, ne rien écouter. Mais c’était trop tard. La vieille colère est remontée. Non seulement parce que mon prénom est « étranger à l’histoire de la France », mais en plus parce que j’ai aggravé mon cas : j’ai décidé de donner des prénoms vietnamiens à mes filles, qui sont eurasiennes.

« Ce n’était pas nous »

Choisir un prénom dans un couple, c’est toujours compliqué, mais dans un couple mixte, c’est encore plus délicat : ça fait remonter plein de questionnements sur son identité et ce qu’on souhaite transmettre à sa progéniture. Pour les enfants d’immigrés de la deuxième génération, qui, comme moi, ont grandi au milieu de Marie et de Stéphane blondinets, c’est compliqué, aussi, le rapport à son propre prénom. Surtout, quand, plus jeune, il vous est arrivé de penser (presque) comme Éric Zemmour, bref, de regretter de ne pas vous appeler par Marie et Stéphane, parce que vous aviez tellement envie de ressembler à vos camarades blonds aux yeux bleus et que vous vouliez toute la panoplie du « Français de souche ». Plus tard, vous auriez honte d’avoir eu honte, vous réaliseriez la violence d’avoir pu ressentir ça -détester son prénom et vouloir en changer. Mais ça, ça viendrait plus tard.

Donc, mes parents ne m’ont pas donné de prénom français. Nous sommes cinq dans la famille. Pour les enfants numéro 2 et numéro 3, ils ont eu des regrets. En deuxième prénom, en plus du prénom vietnamien, ils ont rajouté un prénom français à l’état civil. Une résurgence de cette peur atavique d’être renvoyés, cette idée que ça pouvait être utile, un prénom de camouflage si le FN venait à trop grimper dans les sondages. Ma sœur et mon frère s’appellent donc Maud et Bruno sur leurs passeports, en plus de leurs prénoms vietnamiens. Autant dire que nous n’avons JAMAIS utilisé ces prénoms. Nous en blaguions, nous trouvions ça ridicule, ce n’était pas nous. Pour mes sœurs, numéro 4 et numéro 5, les parents ont laissé tomber l’idée des prénoms français.

Quand il a fallu choisir un prénom pour ma fille aînée, le choix s’est à nouveau posé. Fallait-il lui imposer un prénom vietnamien qui serait plus difficile à prononcer et à retenir qu’un prénom français ? Nous en avons discuté longuement avec le papa. Je tenais à ce qu’elle eût un prénom vietnamien, craignant confusément que mon identité ne disparût par pertes et profits. Nous avons donc cherché des mois un prénom vietnamien pas trop difficile à prononcer. Je n’ai pas voulu lui donner un prénom français en deuxième prénom, le papa non plus. Je craignais que par facilité, une partie de mon entourage n’en vînt à l’utiliser, ignorant le beau prénom que je lui avais trouvé, bref cet héritage que je tenais à lui léguer.

La petite musique zemmourienne

Et puis un de mes copains, d’origine vietnamienne, a été pris des mêmes doutes car il attendait son premier enfant, et qu’il est lui aussi dans un couple mixte. Lui-même n’utilise plus que son prénom français dans son milieu professionnel, Olivier (prénom que je n’utilise jamais quand je lui parle). Il dit que ça lui facilite la vie.

« Tu ne peux pas faire porter une telle responsabilité à tes enfants. Tu sais bien qu’en France, ça sera toujours plus facile pour un Louis ou une Marie. »

J’ai alors douté à nouveau. C’était peut-être de l’égoïsme de ma part, un prénom vietnamien serait peut-être un fardeau dans un pays où un Éric Zemmour peut claironner partout qu’un « vrai » Français doit porter un prénom de « souche ».

A l’époque j’étais enceinte de ma deuxième fille. Nicolas Sarkozy venait d’être élu, on était en plein débat sur l’identité nationale, j’avais traversé neuf mois kafkaïens à refaire ma carte d’identité, où l’on m’avait demandé de produire un certificat de nationalité française, bref de prouver que j’étais française.

« Vous parlez français ? »

« Vous avez une carte de séjour ? »

Je me souviens encore de l’humiliation et de la stupéfaction d’être passée de l’autre côté de la barrière.  Moi qui m’étais sentie toujours française, on me disait : eh bien, non, tu n’es pas aussi française que tu le pensais.

Bref, lorsque j’ai accouché, j’ai été prise de panique quand l’officier d’Etat civil est passé dans la chambre de la maternité. Je me suis dit qu’il lui fallait un prénom français « au cas où ». J’ai choisi Ariane, à cause du labyrinthe, du fil, bref, de la transmission, parce qu' »Ariane », ne transmettait rien pour nous… Bien sûr, nous n’avons jamais utilisé ce prénom. Quand ma fille a appris, je ne sais plus trop comment, qu’elle avait ce deuxième prénom, elle m’a dit: « Je veux que tu m’appelles Ariane maintenant ». Cela m’a transpercé le cœur. Je lui ai expliqué que lorsqu’elle serait majeure, si elle souhaitait, elle pourrait s’appeler Ariane et oublier son prénom vietnamien. Elle avait 4 ans, elle a vite oublié cette lubie. J’ai alors regretté d’avoir rajouté ce prénom qui ne voulait rien dire pour moi. Qui ne traduisait que la peur, la honte, et le fait qu’une partie de moi avait été influencée par la petite musique zemmourienne.

Je me sens pleinement française avec mon prénom qui ne vient pas de l’Histoire de France. Quant à mes filles, elles vont très bien, merci. Leurs prénoms ne les a jamais gênées : elles ont grandi avec des enfants qui avaient des prénoms qui n’avaient pas grand chose à voir avec le calendrier des Saints.  Alors, de grâce, Éric Zemmour : lâchez nous la grappe avec nos prénoms.

 

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Ce Zemmour est immonde…. et malheureusement, on laisse trop la parole à ce genre d’individus… les médias sont complices de cette tendance à donner la parole aux racistes, qui la prennent de plus en plus sans aucune gêne !

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Ca m’intéresse vraiment …

•17 septembre 2018 • 2 commentaires

7 astuces contre les araignées

les araignées de maison

Comment lutter contre les araignées dans votre maison ?

Vous avez peur des araignées ? Vous avez tout simplement envie qu’elles s’éloignent de votre maison ? Il existe des solutions efficaces contre les araignées. Optez pour des répulsifs naturels avec ces 7 astuces de grand-mère.


Le vinaigre blanc

Pulvérisez chaque semaine du vinaigre blanc sur les contours de vos fenêtres et de vos portes. L’acide acétique du vinaigre dégage une odeur forte que les araignées n’aiment pas du tout. Grâce à cette astuce, ces petites bêtes n’auront plus envie de rentrer dans votre maison !

La pierre d’alun

Avec de la poudre d’alun, il est possible de fabriquer soi-même un répulsif naturel. Diluez 50 g de poudre d’alun dans 500 ml d’eau tiède. Mélangez et versez dans un vaporisateur de 500 ml. Vaporisez sur les endroits où les araignées sont susceptibles de passer.

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La lavande

Les araignées ont horreur de l’odeur de la lavande. Diffusez régulièrement de l’huile essentielle de lavande vraie dans chaque pièce de votre maison. Vous pouvez aussi y placer de jolis bouquets de lavande.

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Les marrons

En promenade en forêt, profitez-en pour ramasser des marrons. Coupez-les en deux et disposez-les dans les coins de votre maison. Cette astuce de grand-mère est connue pour repousser les araignées.

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Les châtaignes

D’après nos aïeules, les araignées n’aiment pas les châtaignes. Pour les faire fuir de votre domicile, déposez simplement ces fruits que vous aurez coupés préalablement en deux, dans les coins de votre habitation. Placez également des feuilles de châtaignier sur les rebords de vos fenêtres. Changez les châtaignes toutes les semaines afin qu’ils ne pourrissent pas.

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Les feuilles de tomates

Mettez des feuilles de tomates aux bords de vos fenêtres, portes … Les araignées seront repoussées par l’odeur. Pensez à changer les feuilles dès qu’elles sont trop sèches.

La menthe

Tout comme les autres astuces, ici encore c’est l’odeur qui va agir contre les araignées. Placez quelques feuilles de menthe un peu partout dans votre maison, et le tour est joué !

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Où acheter ?

Sur Internet : Acheter du vinaigre blancacheter de la poudre d’alun, acheter de l’huile essentielle de lavande vraie, Acheter des feuilles de menthe douce,

 

(source: grands-meres.net)

 

A tester car pour le moment elles envahissent les (ma) maisons….

 

Des solutions… il y en a !

•16 septembre 2018 • Laisser un commentaire

6 PRODUITS ÉTHIQUES ET MALINS QUI RÉVOLUTIONNENT LEUR INDUSTRIE

Dans le cadre de la transition écologique, Dream Act rencontre régulièrement des créateurs qui révolutionnent l’industrie éthique. En voici six.

Un produit éthique est non seulement engagé, mais bien souvent innovant. Technologie ou bon sens, il faut de la créativité pour changer le monde ! Chez Dream Act, on rencontre chaque jour des créateurs inspirants, qui ont eu LA bonne idée pour révolutionner l’industrie de manière éthique : zoom sur leurs produits malins et durables.

 

Une capsule de café entièrement biodégradable

Le rêve de Philippe : trouver une alternative aux 9 milliards de capsules de café en aluminium consommées chaque année et trop petites pour être recyclées. Il part à la recherche d’un matériau qui se dégraderait avec le compost, et suit la piste du maïs. Il découvre que l’amidon de maïs peut faire un excellent bioplastique et que sa culture utilise deux fois moins d’eau que la production d’aluminium.

Photo : Terramoka / Dream Act

Philippe lance alors Terramoka, un café biologique équitable avec une version encapsulée qui se désagrège à 100 % en 12 semaines ! Sa démarche éco-responsable va jusqu’au bout, puisque les packagings sont entièrements biodégradables et que les bénéfices de la 15ème capsule sont reversés à des associations environnementales. Et pour lutter contre la surconsommation à grande échelle, Philippe a rendu ses capsules compatibles avec n’importe quelle machine Nespresso.

 

Des collants indéchirables

Le rêve de Nadja et Linn : réduire l’impact environnemental de la mode, deuxième industrie la plus polluante du monde. Dans ce domaine, une aberration, celle des collants jetables qui filent au bout de 2 à 5 utilisations, dont la production nécessite 1000 tonnes de pétrole par an.

Photo : Swedish Stockings / Dream Act

Les deux copines suédoises font un pied-de-nez aux géants de la mode jetable avec Swedish Stockings, une marque de collants ultra-résistants fabriqués à partir de collants recyclés. À court terme, la boucle est bouclée ! La démarche zéro déchet est à 360°, puisque le filage et la teinture (vegan) sont réalisés dans des éco-usines alimentées à l’énergie solaire et très économes en eau : 50 % sont réutilisés et 50 % purifiés avant remise en terre.

 

La lingerie adaptée aux femmes passées par le cancer du sein

Le rêve de Cécile : redonner confiance en elles aux femmes passées par le cancer et adapter la mode à leurs problématiques. C’est le jour où Cécile sent sa féminité lui échapper à cause des traitements qu’elle décide d’aider les femmes qui traversent la même épreuve.

Photo : Garance Paris / Dream Act

Elle fonde Garance Paris : des lignes de lingerie et maillots de bain adaptés à la maladie. Non seulement pensés pour les traitements et prothèses, ces vêtements sont surtout beaux voire sexy, pour se sentir mieux dans sa peau et pouvoir continuer à porter de la jolie lingerie ! Les modèles sur les photos de Garance ? Des (ex)-patientes.

« Pour que la mode améliore la qualité de vie de toutes celles qui avaient et allaient mener le même combat que moi »

Des serviettes hygiéniques lavables qui cassent les tabous

Le rêve de Marie : réduire les 45 milliards de déchets produits chaque année par les protections hygiéniques intimes, et proposer une alternative saine tant pour la planète que pour les femmes.

Photo : Beauty Waps / Dream Act

Lassée des listes d’ingrédients douteuses – voire inexistantes – et de l’impact sur l’environnement des protections jetables, Marie lance Beauty Waps, marque qui propose des serviettes hygiéniques lavables et réutilisables. Elles sont composées de 4 couches absorbantes, principalement du coton, et d’une couche anti-fuite en PUL, bambou ou éponge pour d’autres marques. Leur durée de vie ? Entre 5 et 10 ans !

Et parce que Marie souhaite aussi briser le tabou lié aux règles, elle soutient la scolarisation de jeunes filles Kenyanes en leur offrant des kits Beauty Waps qui leur permettent de ne pas manquer l’école lors de leurs menstruations. Go girl !

Des sacs en cuir… d’ananas

Le rêve de Camille : rendre la mode responsable. Après des études dans la mode et stages pour de grandes marques, elle réalise que le changement doit être radical. Elle décide d’y participer en lançant Camille, marque éponyme de sacs éco-conçus et vegan.

Photo : Camille / Dream Act

Parmi les matières qu’elle utilise, le pinatex : un cuir végétal réalisé à partir des feuilles d’ananas, donc zéro déchet. Les fibres sont extraites de plantations aux Philippines, et les résidus non-utilisés servent d’engrais naturel et de complément de revenus pour les agriculteurs. Très résistant, le pinatex est aussi malléable et peut donc être teint ou traité facilement pour créer des textures différentes, notamment celle qui se rapproche du cuir animal.

Camille n’utilise que du papier et carton recyclé pour ses emballages et sa communication. Elle ne propose que des sacs intemporels, pour sortir de la logique de “saisons” qui engendre la surconsommation en matière de mode.

Des cosmétiques solides

Le rêve de Ludvina : diminuer drastiquement les 75 000 tonnes d’emballages cosmétiquesjetés chaque année, et proposer une alternative meilleure pour la planète comme pour la santé. Pour se faire, elle imagine des produits naturels et bio qui n’agressent pas la peau ou le cuir chevelu, et qui ne polluent pas les eaux. Puis elle va plus loin et les propose sous la forme solide, c’est-à-dire sans packaging. Entourés de carton ou de métal, ils n’engendrent plus aucun déchet !

Photo : Pachamamaï / Dream Act

Pachamamaï innove sur tous les produits du quotidien : savon, shampooing et soins, démaquillant, masque, dentifrice, déodorant, lessive… Un bloc solide équivaut généralement à deux bouteilles de liquide de 250 mL. Un format qui pourrait, demain, devenir la norme. Il a déjà séduit les voyageurs : enfin des cosmétiques qui passent en cabine !

 

Vous souhaitez retrouver ces produits et bien d’autres encore ? Venez faire un tour sur l’e-boutique Dream Act, la plateforme pour consommer responsable au quotidien !

 

 

Bravo !!!

 

 

Les arbres….

•15 septembre 2018 • Un commentaire

Trois idées oubliées qui pourraient sauver le climat

AFP / M. Balk

Non seulement les humains doivent cesser de rejeter des gaz à effet de serre, mais ils doivent trouver le moyen de retirer une partie du carbone déjà rejeté, afin de limiter la hausse de la température du globe.

Ce renversement doit intervenir, selon de nombreux scientifiques, dans la seconde moitié du XXIe siècle. Cette absorption du CO2 est l’angle mort de la lutte contre le changement climatique. Mais des solutions existent, mises à l’affiche lors du sommet mondial pour l’action climatique qui se tient cette semaine à San Francisco.

L’importance des forêts…

Les arbres absorbent du dioxyde de carbone par la photosynthèse, et aident à stocker ce carbone dans le sol. La déforestation conduit donc à laisser plus de carbone dans l’atmosphère, ce qui réchauffe la planète.

C’est pour cela que les forêts et la végétation en général sont considérées comme une solution centrale au problème du carbone – potentiellement des centaines de millions de tonnes supplémentaires de CO2 absorbables par an. Si seulement les humains cessent de défricher. « C’est 30% de la solution, mais cela ne reçoit que 2% des financements internationaux » liés au changement climatique, dit Carlos Manuel Rodriguez, le ministre de l’Environnement du Costa Rica, où la superficie boisée a doublé en 30 ans.

Belga / J-L Flemal

… et des champs

Les terres agricoles sont aussi importantes. Les cultures des champs absorbent naturellement du CO2 de l’air, dont ils réinjectent le carbone dans le sol. Il suffirait d’augmenter légèrement le taux absorbé pour potentiellement en capturer d’énormes quantités: 0,04%, ou 4 pour mille, suffirait, selon une initiative lancée par la France en 2015.

Par exemple, argue Stéphane Le Foll, qui dirige « 4 pour 1000 », les agriculteurs devraient planter de la luzerne, afin que les champs restent couverts de plantes toute l’année, entre le maïs et le blé par exemple. Et qu’ils arrêtent de labourer, afin de limiter l’érosion. « L’idée est que quand vous passerez en avion d’ici 20 à 30 ans, il n’y aura plus de grandes parcelles labourées », dit-il à San Francisco.

AFP / G. Souvant

Réduire les fuites de gaz

Les gaz hydrofluorocarbures (HFC) sont les réfrigérants des climatiseurs, mais les climatiseurs fuient, ce qui réchauffe l’atmosphère. En accélérant le remplacement des HFC par d’autres gaz moins nocifs, les émissions pourraient baisser de 5 à 16% entre 2015 et 2025, selon un rapport publié cette semaine par la coalition America’s Pledge.

Les fuites des puits et gazoducs sont une autre source majeure de gaz à effet de serre, en l’occurrence du méthane, dont le pouvoir réchauffant est très supérieur à celui du CO2. Il faudrait réparer les fuites, jusqu’au bout du circuit de distribution… les conduites de gaz de ville.

Aspirer le CO2 de l’air

« Aspirer » le carbone directement de l’air est une autre idée pour l’instant au stade expérimental. Trois sociétés en Suisse, en Islande et au Canada ont mis au point des systèmes qui extraient le CO2 de l’air et le stockent… Par exemple, le CO2 peut être injecté en sous-sol, dans les aquifères, ou bien il peut être absorbé par les roches. « C’est cher, c’est difficile, mais c’est plausible », explique James Mulligan, auteur d’un rapport sur le sujet à l’ONG World Resources Institute.

Le coût est évalué de 100 à 200 dollars par tonne de CO2 stocké, contre 50 dollars environ pour la reforestation. Des économies d’échelles conséquentes doivent donc encore être réalisées.

 

SOURCEAFP

(source:metrotime.be)

 

Il est grand temps d’agir….

 

Appel à témoins

•12 septembre 2018 • Laisser un commentaire

 

RETROUVÉE AMNÉSIQUE À PERPIGNAN, CETTE FEMME A BESOIN DE NOTRE AIDE

Elle ne se rappelle plus de rien et ça fait déjà quatre mois que ça dure. Pourtant, quelque part, il y a forcément quelqu’un qui la connaît…

 

En février 2018, cette femme a été retrouvée inconsciente et couverte de bleus à Perpignan. Depuis, elle est toujours privée du moindre souvenir et ne se rappelle même pas de son identité. Alors, pour tenter de renouer avec le fil de sa vie, elle lance un appel à témoins. « Il y a forcément des gens qui me connaissent » dit-elle. Lumière sur un appel au secours à relayer massivement.

France Bleu Roussillon

@bleuroussillon

Appel à témoins : retrouvée à Perpignan, Marie, amnésique, recherche son identitéhttps://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/appel-a-temoins-marie-amnesique-recherche-son-indentite-1536329989 

APPEL A TÉMOINS – Marie, amnésique, recherche son identité

Retrouvée inconsciente dans une rue de Perpignan en février 2018, cette septuagénaire a totalement oublié son passé et son identité. Aujourd’hui elle recherche des personnes susceptibles de la…

francebleu.fr

Lorsqu’elle s’est réveillée à l’hôpital, Marie Bonheur (c’est ainsi qu’elle se surnomme, faute de se souvenir de son vrai nom) ne se rappelait plus de rien. Dans les colonnes de France Bleu Roussilon, elle explique :

« Je me suis retrouvée devant le problème suivant : qui suis-je ? J’étais dans une espèce de brouillard (…) Je suis comme un chien perdu sans collier. »

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, privée d’identité, Marie Bonheur est également privée de ses droits, de son argent, de sa couverture sociale et même de toute aide juridictionnelle.

Xavière Lethuillier, mandataire judiciaire à la protection des majeurs, sur France Bleu :

« Marie n’a pas de couverture sociale, elle a besoin de refaire ses lunettes, elle ne peut pas. Elle n’a pas non plus accès à l’aide juridictionnelle. Elle n’a pas d’argent. Le plaisir d’un café ou d’une tablette de chocolat c’est quand on veut bien lui offrir ! »

Pour l’heure, Marie Bonheur vit donc dans une unité médicale dans l’attente de retrouver la personne qu’elle était. D’où l’appel à témoins lancé sur France Bleu, d’où son « il y a forcément des gens qui me connaissent. »

Si vous avez une idée, si vous pensez pouvoir aider Marie à retrouver la mémoire, deux possibilités : un numéro de téléphone (06.38.13.77.37) ou une adresse mail (appel.temoin.marie@gmail.com)

 

On ne sait jamais, à diffuser partout !

 

 

La 3ème révolution…

•10 septembre 2018 • Laisser un commentaire

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« Je dédie ce post à mes enfants et à tous les enfants de la terre
Puissent-ils avoir la clairvoyance et le courage que nous n’avons pas eus (et je ne leur demande pas de nous pardonner).
Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s’est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis.
C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié :
Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.
D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, (attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille) récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés).
S’efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire.
Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d’échappatoire, allons-y.
Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie, une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore. »

Fred Vargas
Archéologue et écrivaine

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Copié/collé de FB… ce texte est interpellant…

 

 

Roller parade…

•9 septembre 2018 • Un commentaire

Cette vidéo en skateboard et rollers dans Bruxelles va vous donner le tournis

RTBF

« Les cascades les plus folles partout dans le monde » : c’est la promesse faite par le réalisateur Devin Super Tramp (de son vrai nom Devin Graham) sur sa page Facebook « Insane Stunts ». Depuis plusieurs années, cet Américain publie sur YouTube des vidéos toujours plus incroyables où se mélangent chutes dans le vide, courses de vitesse et acrobaties en milieu urbain.

Devin Graham était le mois dernier à Bruxelles, comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessus. Dans ce clip de trois minutes, il suit à la trace Jose Angeles, une star du skateboard et du roller. Nous voilà entraînés dans les rues de Bruxelles, depuis le Cinquantenaire, jusqu’à la place Poelaert, en passant par la Grand-Place et l’Atomium.

Le tout est filmé en très haute définition et avec un « steadicam » offrant une stabilité à toute épreuve à la caméra. De quoi faire la promotion de visit.brussel, l’agence bruxelloise du tourisme, dont le site internet figure dans les liens de la vidéo sur YouTube…

 

Chaque vendredi soir, en été, Bruxelles organise une « Roller parade » dans ses rues…

Résultat de recherche d'images pour "roller parade"

c’est fini…  😉

 

 

 
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