Ce musée à ciel ouvert, le seul accessible sept jours sur sept et surtout jour et nuit, a été inauguré il y a tout juste dix ans par le Foyer Laekenois des logements. Sa présence n’est pas due au hasard. Les logements sociaux du quartier forment un ensemble d’immeubles aux styles architecturaux variés assez remarquable, et l’éclairage tout autant éclectique met en lumière la rénovation profonde des façades de style 1920.

 

Quinze réverbères installés sur quelque deux cents mètres de trottoir invitent les passants à se souvenir que la ville de Bruxelles fut en 1825 la première éclairée au gaz en Europe. Les premières lampes électriques datent de 1904; pour l’anecdote, c’est le parc royal qui en bénéficia avant les boulevards et les places publiques les années suivantes.

Tous différents, dans leur style, leur forme et leur gabarit, les lampadaires baladent les promeneurs d’un bout à l’autre du pays au travers de noms parfois évocateurs: «Suspendu avec crosse – Philips» (1912), «Casque – Verrerie Holophane» Ixelles, 1913), «Boule» (Berchem-Sainte-Agathe, 1960), «Ritter 3 têtes» (Namur, 1905), «Faux vieux» (Bruxelles, 1980).

Installation à la fois artistique et utile, œuvre tour à tour diurne et nocturne, le Musée du Réverbère retrace l’histoire de l’éclairage urbain et illustre les designs et les innovations techniques et artistiques qui ont marqué l’éclairage public.. Certains des lampadaires fonctionnent au gaz, d’autres à l’électricité, mais tous ont été soigneusement restaurés et adaptés aux nouveaux systèmes d’éclairage public.

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