C’est la Bérézina !

C’est une défaite cuisante, une déroute complète.
C’est une situation extrêmement désagréable.

Origine

Nous sommes en 1812. Dans trois ans, on fêtera le tricentenaire de la bataille de Marignan. Mais cela n’effleure pas du tout l’esprit des quelques centaines de milliers d’hommes que Napoléon emmène envahir la Russie pour flanquer une pâtée mémorable à son armée.

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L’Empereur n’a toutefois pas prévu la politique de terre brûlée que les Russes vont appliquer (Moscou, en particulier, ville construite en bois sera la proie des flammes), empêchant ainsi les hommes et les animaux de se ravitailler suffisamment alors que le froid devient pénétrant.

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Avant que la troupe entière ne meure de faim, et sans réponse du tsar Alexandre Ier à ses offres de négociation, l’empereur décide la retraite. Les autres routes étant bloquées, elle se fait par le même chemin qu’à l’aller, via des terres déjà ravagées.

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Alors que les hommes ont faim et froid et sont harcelés par les Russes, à la fin du mois de novembre, ils arrivent devant la Bérézina, rivière de Biélorussie large d’une centaine de mètres et profonde de deux à trois mètres.

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L’eau étant glaciale, il n’est pas question de traverser à la nage.
Travaillant dans des conditions insupportables, les pontonniers du général Éblé vont réaliser deux ponts alors que la température tombe à moins trente degrés et que l’eau charrie des gros blocs de glace.
Des soixante-dix mille hommes qui sont face à la rivière, seuls quarante mille vont pouvoir la franchir, les ponts étant ensuite détruits pour empêcher l’ennemi de les emprunter, alors qu’ils reste de l’autre côté des quantités de soldats retardataires.

C’est de cette déroute historique que vient notre expression, symbole d’échec complet ou de situation tragique insurmontable.

(source Expressio.fr)

 

~ par Arielle sur 3 novembre 2017.

Une Réponse to “C’est la Bérézina !”

  1. Victor Hugo avait très bien écrit sur la retraite de Russie.
    Il parlait des hommes qui se mettaient au chaud dans le ventre des chevaux morts.
    Une sacrée défaite !
    Bonne fin de semaine.

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