Essuyer les plâtres…

•29 août 2017 • Laisser un commentaire

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Subir les désagréments d’une situation nouvelle, expérimentale, où tout n’est pas encore rodé

Origine

Si certaines métaphores nous viennent indubitablement de la marine, en voilà une qui nous vient clairement du bâtiment.
Dans une maison récemment terminée, où le plâtre des murs n’est pas encore complètement sec, outre l’humidité et l’odeur particulière qu’il dégage, il ne fait pas bon s’y frotter ou « l’essuyer » avec ses vêtements sous peine d’y obtenir de belles traces blanches.
Bien entendu « les plâtres » désigne les différents murs recouverts de ce matériau.

Si cette locution existe depuis la fin du XVIIe siècle avec son sens propre, le figuré nous vient de 1835.
Le passage d’un sens à l’autre, par extension, est parfaitement compréhensible, la maison neuve et son plâtre fraîchement étalé symbolisant la situation nouvelle où tous les problèmes potentiels ne sont pas encore connus. (autrement nommés actuellement « vices cachés »… )

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Mais Claude Duneton donne une explication complémentaire sur les désagréments de la fraîcheur du vrai plâtre.
Il cite en effet un certain Louis-Sébastien Mercier qui dans « Tableau de Paris », en 1783, évoque les nombreux inconvénients attribués alors au plâtre frais comme « des influences meurtrières, des paralysies et autres maladies » ; au point d’ailleurs que les maisons neuves étaient d’abord occupées par des filles publiques (car on se moquait bien de ce qu’elle pouvaient attraper, en plus des maladies vénériennes), dont Théophile Gautier rappelle qu’on les surnommait aussi des « essuyeuses de plâtres ».

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Exemple

« Rien de plus vrai. Une femme ne peut aimer passionnément qu’après avoir été mariée. Si je la pouvais comparer à une maison, je dirais qu’elle n’est habitable que lorsqu’un mari a essuyé les plâtres. »
Guy de Maupassant – Mademoiselle Fifi

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Confucius…

•27 août 2017 • Laisser un commentaire

a dit : « On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une. » ….  

 

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L’essentiel de la pensée de Confucius nous est parvenu à travers les Analectes, ou Entretiens, recueil de propos de Confucius et de ses disciples ainsi que de discussions entre eux, compilés par des disciples de deuxième génération.

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Bien qu’il n’ait jamais développé sa pensée de façon théorique, on peut dessiner à grands traits ce qu’étaient ses principales préoccupations et les solutions qu’il préconisait. Partant du constat qu’il n’est pas possible de vivre avec les oiseaux et les bêtes sauvages, et qu’il faut donc vivre en bonne société avec ses semblables, Confucius tisse un réseau de valeurs dont le but est l’harmonie des relations humaines. En son temps, la Chine était divisée en royaumes indépendants et belliqueux, les luttes pour l’hégémonie rendaient la situation instable et l’ancienne dynastie Zhou avait perdu le rôle unificateur et pacificateur que lui conférait le mandat du Ciel. Confucius voulait donc restaurer ce mandat du Ciel qui conférait le pouvoir et l’efficacité à l’empereur vertueux. Cependant, bien qu’il affirme ne rien inventer et se contenter de transmettre la sagesse ancienne, Confucius a interprété les anciennes institutions selon ses aspirations, il a semé les graines de ce que certains auteurs appellent l’« humanisme chinois ».

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« Lorsque l’on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ça n’est pas forcément le pot qui est vide. »… 

« La nature fait les hommes semblables, la vie les rend différents. »

« Celui qui déplace une montagne commence par déplacer de petites pierres. »

Mettant l’homme au centre de ses préoccupations et refusant de parler des esprits ou de la mort, Confucius n’a pas fondé de religion au sens occidental du terme, même si un culte lui a été dédié par la suite. Cherchant à fonder une morale positive, structurée par les « rites » et vivifiée par la « sincérité », mettant l’accent sur l’étude et la rectitude, Confucius représente pour les Chinois d’avant la Révolution l’éducateur par excellence, mais la lecture attentive des Entretiens montre qu’il n’a pas voulu s’ériger en maître à penser, et qu’au contraire il voulait développer chez ses disciples l’esprit critique et la réflexion personnelle : « Je lève un coin du voile, si l’étudiant ne peut découvrir les trois autres, tant pis pour lui. »

 

Un apport très important, et révolutionnaire en quelque sorte, de Confucius, est à chercher dans la notion de « Junzi » (« gentilhomme ») qui, avant lui, dénotait une noblesse de sang et dont il a modifié le sens pour le transformer en noblesse du cœur, un peu comme le mot anglais gentleman. Le concept central de la doctrine de Confucius est Ren, la bienveillance, dont la pratique a pour norme Li, la moralité8. Son enseignement, bien que principalement orienté vers la formation de futurs hommes de pouvoir, était ouvert à tous, pas seulement aux fils de princes. On peut faire remonter à cette impulsion de départ la longue tradition des examens impériaux, chargés de pourvoir l’État en hommes intègres et cultivés, que le plus humble paysan pouvait (en théorie) tenter. Bien que cette institution « méritocratique » ait subi différents avatars et distorsions, elle a certainement joué un rôle prépondérant dans la pérennité de la culture chinoise et dans la relative stabilité du Céleste Empire pendant deux millénaires.

Selon Confucius, la soumission au père et au prince va de soi et garantit la cohésion des familles et du pays, mais elle s’accompagne d’un devoir de (respectueuses) remontrances si le père ou le prince vont dans la mauvaise direction. De très nombreux lettrés chinois, se réclamant à juste titre de l’enseignement de leur maître, ont péri ou été bannis, pour avoir osé critiquer l’empereur quand celui-ci, sous l’influence de courtisans ou de prêtres taoïstes, ne prenait plus soin de son peuple et laissait le pays sombrer dans la famine ou la guerre civile.

(source Wikipedia)

 

 

Confucius, le vrai maître de la Chine? Impossible de comprendre la Chine sans avoir lu Confucius dont la pensée la domine depuis plus de deux mille ans. Dans ce hors-série de 115 pages, Anne Cheng et quelques uns des plus grands sinologues font le point sur le « vrai » Confucius, celui qu’ont révélé les dernières recherches. L’occasion de découvrir et de comprendre à travers la vie et l’oeuvre de ce philosophe hors-norme ce qu’est vraiment la pensée chinoise, d’hier et d’aujourd’hui.

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Magnifique nature….

•26 août 2017 • 4 commentaires

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Au Nord du Chili, le désert d’Atacama est considéré comme l’un des plus arides au monde. Pas la moindre goutte d’eau à l’horizon. Mais, même dans cet endroit désolé où toute forme de vie semble évanouie, la nature sait reprendre ses droits. Un véritable miracle a transformé le sol sec en immenses champs de fleurs, offrant des paysages exceptionnels.

Les habitants de la région d’Atacama, à la frontière entre le Pérou et le Chili, viennent d’être les spectateurs d’un phénomène naturel rare. Grâce aux averses qui se sont abattues sur la région la plus aride de la planète, dans l’hémisphère sud, des millions de petites fleurs blanches et roses ont pu surgir de terre.

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Bien que ce ne soit pas la première fois que le désert d’Atacama se couvre de fleurs après de très fortes précipitations, les médias chiliens affirment que le phénomène est d’une incroyable intensité cette année.

Le passage d’El Niño est à l’origine de ce spectacle sublime qui hypnotise par sa beauté éphémère. Il s’agit d’un phénomène météorologique qui ne se produit que tous les deux à sept ans, caractérisé par une élévation de la température de l’océan Pacifique qui provoque des modifications de l’atmosphère et influe sur les vents et les pluies en Amérique latine.

Les conséquences peuvent tout aussi bien être des sécheresses que des inondations. Dans ce cas précis, les précipitations surprises viennent d’offrir l’un des spectacles les plus magnifiques sur Terre.

Une chose est sûre, on aimerait beaucoup être sur place pour pouvoir admirer cet époustouflant spectacle !

(source PositivR)

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Etre dans les bras de Morphée

•25 août 2017 • Laisser un commentaire

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Signification

Dormir (profondément)

 

Origine

Dans la mythologie grecque, Morphée est le dieu des songes. Comme ses 999 frères et soeurs, il est l’enfant de la Nuit et d’Hypnos, le dieu du sommeil.

Morphée endort les mortels en les effleurant d’une feuille de pavot (le nom ‘morphine’, alcaloïde aux propriétés soporifiques tiré du pavot, vient de Morphée, lui-même venant de ‘morphé’ qui, en grec, signifie ‘forme’ -pensez à ‘morphologie’, par exemple), les plongeant ainsi dans un sommeil propice aux rêves.
L’enlacement des corps pour le sommeil (être « dans les bras » de Morphée) est depuis longtemps une image classique dans notre littérature.

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Malgré les effets conjugués d’Hypnos et de Morphée, certains esprits restés bien éveillés se demanderont pourquoi ce dieu a eu le nom de Morphée ou, indirectement de ‘forme’. Eh bien à ceux-là, on répondra que c’était parce que Morphée pouvait prendre pour chacun des formes différentes, chacun étant libre de choisir les bras dans lesquels il souhaitait s’endormir.

 

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Exemple

« Les libations finies, et chacun des convives ayant bu autant’qu’il vouloit, Alcinous leur parla encore ainsi : « Écoutez-moi, chefs des Phéaciens. Puisque le repas est fini, vous pouvez vous retirer, il en est temps, et vous pouvez vous aller jeter dans les bras de Morphée (…) »
François de Salignac de la Mothe Fénelon – Oeuvres choisies

 

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Belgicismes….

•22 août 2017 • 5 commentaires

Savez-vous quel est le point commun entre « chatouiller », « bas-collants» et « cloche » ? Aucun ? Que nenni ! Tous sont des belgicismes. Autrement dit, des mots bien de chez nous qui ne veulent absolument rien dire dans d’autres pays francophones.

PAR TIFFANY SALES. PHOTOS : WWW.BELGEUNEFOIS.COM

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Notre langage foisonne de mots bien belges, entre ceux issus du néerlandais ou encore ceux qui sont des survivances d’expressions françaises désuètes, nos voisins français peinent parfois à nous comprendre quand on se met à parler de slache ou de chique.

D’ailleurs, on aime tellement les expressions bien de chez nous, qu’un « manneke » en a fait un dictionnaire. Créé en 2006, « Le Dictionnaire Des Belgicismes » de Georges Lebouc, est la Bible du lexique belge. Si certains mots et expressions sont réputés pour être bien de chez nous, d’autres, par contre, sont des belgicismes qu’on ne soupçonne absolument pas tellement ceux-ci sont ancrés dans notre langage. Et après, on s’étonne d’être incompris !

1.    Avoir dur : avoir des difficultés

«  J’ai vraiment dur à l’école. »

2.    Endéans : dans le délai de

« Votre commande sera exécutée endéans les huit jours. »

3.    Bande de circulation : une voie de circulation

« Change un peu de bande, il roule trop lentement devant. »

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4.    Bas-collants

« Ce soir, je vais mettre une robe avec des bas-collants pour ne pas avoir froid ». 

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5.    Baxter : goutte-à-goutte, perfusion

« Il s’est levé et a subitement arraché son baxter avant de sortir de l’hôpital. »

6.    Buser : recaler, faire échouer à des examens

« Le professeur m’a busé à l’examen de mathématiques. »

7.    Caillant : glacial, très froid

« Il fait caillant ici ! T’as ouvert les fenêtres ? »

8.    Carrousel : manège forain

« Tu veux faire un tour dans le carrousel de la foire ? »

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9.    Chatouiller : démanger

« Mon dos me chatouille ! Tu veux bien gratter ? »

10.    Chemisette : marcel

« T’as mis une chemisette en dessous de ton pull ? »

11.    Chipoter : tripoter

« Arrête de chipoter tes boutons, tu vas avoir des cicatrices ! »

12.    Clignoteur : clignotant

« Veuillez mettre votre clignoteur lorsque vous tournez à une intersection. »

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13.    Clenche (prononcé (clinche)) : poignée 

« J’ai cassé la clenche de la porte… »

14.    Cloche : cloque, ampoule

« C’est encore loin ? Parce qu’avec mes cloches, j’ai trop mal aux pieds ! »

15.    Compte à vue : compte courant

« J’ai récemment ouvert un compte à vue auprès de ma banque. »

16.    Crolle : boucle de cheveux

« C’est joli tes crolles ! C’est naturel ? »

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17.    Cuistax : voiture à pédales

« Quand je vais à la mer, je fais toujours du cuistax ! »

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18.    Cumulet : culbute, galipette

« Trois ans que je fais de la gymnastique et je ne sais toujours pas faire un cumulet arrière ! »

19.    Divan : canapé

« On vient d’acheter un nouveau divan pour le salon ».

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20.    Dix-heures : grignotage du matin

«  Il va toujours à l’école sans prendre son dix-heures… Il va avoir faim avant la pause du midi ! »

21.    Ecouter : obéir

«  Tu ferais bien d’écouter tes professeurs, tu vas encore avoir une punition ! »

22.    Essuie de bain, de vaisselle : serviette de bain ou torchon

« Tu peux me ramener l’essuie ? Je vais sortir du bain ! »

23.    Faire la file : faire la queue

« Dès notre arrivée, les gens faisaient déjà la file ».

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24.    Fancy-Fair : fête de bienfaisance, charité

« Tu participes aussi à la tombola de la fancy-fair organisée par l’école ? »

25.    Farde : classeur

« Classe bien chacune des feuilles reçue en classe dans ta farde ! »

26.    GSM : téléphone portable

« Ton GSM sonne. Tu attendais un appel ? »

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27.    Griffe: égratignure, éraflure

« J’ai deux énormes griffes sur le bras à cause de mon chat… »

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28.    Heure de table : pause déjeuner

« Est-ce que tu peux m’appeler plus tard ? Je suis en heure de table là ». 

29.    Jogging : training

« Le dimanche, j’aime bien mettre un jogging pour être tranquille »

30.    Loque : chiffon pour le ménage

« Passe-moi la loque s’il-te-plaît, je vais faire un peu les poussières ! »

31.    Mêle-tout : personne indélicate

« Mais quelle mêle-tout celle-là ! Qu’elle s’occupe de ses oignons ! »

32.    Papier collant : adhésif

« Il me faudrait un bout de papier collant pour fermer le paquet de biscuit. »

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33.    Place (avoir une bonne place) : avoir un emploi sûr et rémunérateur

« Le jour où j’aurai une bonne place, je commencerai à chercher une maison ».

34.    Plasticine : pâte à modeler

« Mes enfants adorent jouer avec la plasticine. » 

35.    Ramassette : pelle à poussières

« Passe-moi la ramassette s’il-te-plait, il y a des miettes partout ! »

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36.    Renon : résiliation, démission, préavis tant par le bailleur que par le propriétaire

« J’ai donné mon renon en mains propres à mon propriétaire. »

37.    Sonner : appeler

« Tu peux me sonner cet après-midi ? Je suis occupé là. »

38.    Tirette : fermeture-éclair

« J’ai cassé la tirette de ma veste. Tu sais la réparer ? »

39.    Tirer son plan : se débrouiller

« Tire ton plan! On ne sera pas toujours là pour t’aider ! »

40.    Toquer à la porte : frapper à la porte

« On vient de toquer à la porte. Tu peux aller voir c’est qui ?»

 

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Les bras m’en tombent…

•15 août 2017 • 3 commentaires

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C’est vrai que trop souvent on peut le dire tellement on est stupéfait ou réellement accablé de ce qui se passe autour de nous…

Pour en revenir à l’expression,

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Je suis stupéfait !
Je suis accablé !

Origine

Ne vous est-il jamais arrivé, alors que vous étiez en train de faire quelque chose, d’être tellement surpris par un évènement quelconque que vous avez été temporairement dans l’incapacité de continuer ce que vous faisiez ?

C’est cette impuissance temporaire qui est symbolisée par les bras qui tombent[1] et rendent incapables de la moindre action.

La deuxième signification, moins habituelle, correspond à la personne qui est tellement atteinte par ce qui lui arrive ou ce qu’elle voit, qu’elle en perd toute volonté ou possibilité d’agir.

Cette expression est citée pour la première fois par la version de 1762 du Dictionnaire de l’Académie Française. On peut donc supposer qu’elle date de la fin du XVIIe siècle ou de la première moitié du XVIIIe.

[1] Le long du corps, seulement, pas par terre ! Sinon, comment pourriez-vous les ramasser ensuite et les remettre en place ?

(source : expressio.fr)

 

Au MIMA actuellement

•13 août 2017 • 4 commentaires

une très belle exposition : « Art is Comic ».

MIMA the Millennium Iconoclast Museum of Art Museum

 

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J’ai adoré… à voir jusque fin décembre 2017.

 

 

 
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