Human Flow

•21 février 2018 • 2 commentaires

Découvert au Musée de la Photo à Anvers, le FOMU, suivi depuis sur Instagram, je ne manquerai pas de voir le film de cet artiste !

Ai Weiwei : « Je veux montrer les humains derrière l’horreur »

 

Combien y a-t-il de réfugiés actuellement sur Terre ? Comment en vient-on à quitter son pays ? Loin d’être un phénomène récent, la migration a toujours fait partie de l’histoire de l’humanité, partout sur la planète. Dans Human Flow, l’artiste chinois dissident Ai Weiwei nous emmène en voyage à la rencontre des exilés du monde. Et nous fait prendre une sacrée dose de recul.

 Comment est née l’idée de ce film ?

Ai Weiwei : « Je me vois un peu comme Tintin, que vous connaissez bien vu que vous êtes Belge. Tintin est curieux, il voyage partout, il va en Chine, en Inde, il mène des enquêtes… J’ai été détenu en Chine très longtemps, sans le droit d’avoir un passeport. Quand j’ai enfin pu en avoir un, j’ai décidé de partir moi aussi. J’étais curieux de savoir ce qui se passait dans le monde. Avec mon équipe on est allés en Grèce, à Lesbos, au Liban, en Jordanie, au Bangladesh, en Iran, en Irak, en Afghanistan… Je voulais comprendre. Comment les gens deviennent-ils des réfugiés ? Pourquoi quittent-ils leur pays pour faire un voyage si dangereux ? Comment sont-ils accueillis, dans les pays où ils arrivent ? Sont-ils traités comme des êtres humains, ou comme des problèmes qu’il faut régler ? »

Qu’espérez-vous apporter de plus que les autres documentaires ce sujet ?

« Je n’ai pas vu les autres documentaires, juste les informations dans les médias. Et ce que j’ai vu était inacceptable. Avec ce film je veux montrer ce qu’il y a derrière l’horreur : les humains. Le flux des humains est aussi naturel que celui des rivières. L’humain a toujours migré, et on vient tous de quelque part ! Le climat, la guerre, la religion ou la famine, tous ces problèmes ont poussé nos parents, ou les parents de nos parents, à bouger, recommencer, repartir de zéro. Ça fait partie de notre histoire collective, la capacité de l’être humain à s’adapter, échanger, créer une société civilisée. Mais aujourd’hui quand il y a une tragédie, on se dit toujours : c’est leur problème. Je ne suis pas d’accord. Leur tragédie est notre tragédie, et leur tragédie, très souvent, est aussi à cause de notre implication ou de notre négligence. »

 

Avez-vous entendu des solutions concrètes pour régler la question des réfugiés ?

« Non, mais tous ces problèmes sont créés par des humains, et ils ne sont pas si difficiles à régler. Simplement, la nature humaine est égoïste, et lâche. La majorité des réfugiés de la crise syrienne sont en Jordanie ou au Liban, où ils incarnent 30% de la population ! La Turquie a 3 millions de réfugiés. L’Europe toute entière a moins de 2 millions, et c’est déjà un problème énorme ! La solution concrète, c’est le combat pour nos libertés. On pense qu’on est libres, car on a la démocratie, mais c’est une illusion. On veut profiter de nos libertés, mais on ne les protège pas. Quand on n’exerce pas nos droits de citoyens, les politiciens en profitent pour faire peur aux gens et diviser la société. Regardez l’Europe : deux guerres mondiales, génocides, famine, discrimination… Tout ça il y a à peine il y a deux générations. Voulons-nous la même réalité ? Aujourd’hui, dans notre monde moderne avec tous les avantages de la globalisation, sommes-nous capables de prendre nos responsabilités et reconnaître nos privilèges, pour résoudre nos problèmes ensemble ? L’Europe est complètement divisée, chaque pays protège ses intérêts, et personne ne veut collaborer. Ça veut dire que l’Union Européenne est un échec ? Va-t-on revenir à l’ancien temps ? Rembobiner l’histoire ? »

Avez-vous aussi rencontré des initiatives citoyennes ou des ONG qui aident les réfugiés à leur façon ?

« Beaucoup de gens, oui. Mais c’est encore trop peu, et ces organismes n’ont pas assez de pouvoir. Ce qu’il faut, c’est une véritable initiative politique. Arrêter un conflit ou résoudre une crise humaine, ce n’est pas des décisions que les individus peuvent prendre. Mais l’initiative politique vient de la capacité des individus à pousser les politiciens. Si les gens sont égoïstes et disent ‘ce n’est pas mon problème’, ça donne des politiciens comme Trump ou ailleurs. Mais au final c’est le citoyen qui paie les pots cassés. »

« LE FLUX HUMAIN EST AUSSI NATUREL QUE CELUI DES RIVIÈRES »

Les gens qui vont voir ce film sont a priori déjà sensibles à la question des réfugiés. C’est plus difficile d’attirer les dubitatifs, voire les ‘anti’. Comment toucher un plus large public ?

« Oui, c’est un petit pourcentage, mais il faut se dire que si personne n’en parle, ce serait encore pire. Alors si seulement 2% de la population a envie de le voir… c’est quand même quelque chose. Si une seule personne voit ce film et se dit « waouh, ça a changé ma façon de voir le monde », cette personne deviendra peut-être quelqu’un qui peut aider… C’est toujours la même histoire : si vous voyez quelqu’un mourir sur le trottoir, soit vous l’aidez, soit vous ne l’aidez pas. C’est aussi simple que ça. Il n’y a pas de troisième choix. C’est pas profond, c’est pas sophistiqué : c’est la vie, ou la mort. »

Les réseaux sociaux sont aussi une façon de toucher un public plus large. Ils ont redéfini notre façon de communiquer…

« Sans les réseaux sociaux, vous ne seriez pas assise en face de moi aujourd’hui, parce que vous n’auriez jamais entendu parler de moi. J’utilise beaucoup les réseaux sociaux, ça m’a donné à moi, et aux Chinois, la première opportunité de nous exprimer, parce qu’en Chine, simplement, ça n’existe pas. Il y a Weibo (le Facebook chinois, NDLR) mais c’est très contrôlé par la police, tout peut être supprimé. »

Votre film parle de migrations et de frontières, et vous avez vous-même été empêché de bouger…

« Oui, j’étais coincé, dans mon propre pays. Sans aucun droit ni libertés élémentaires. »

Et aujourd’hui vous ne pouvez pas rentrer chez vous. 

« Non, c’est trop dangereux. Deux de mes avocats sont toujours en prison. Et d’autres gens sont portés disparus. Ça me désespère, vraiment. Mais ça ne m’empêchera pas d’élever ma voix, et de dire la vérité. Je ne peux pas être complice de ce silence. C’est juste impossible. »

 

Human Flow : notre avis

C’est une vieille, très vieille histoire. Le documentaire d’Ai Weiwei en capture les chapitres récents. Mais les humains ont toujours migré. Pour se nourrir, pour se protéger, pour voyager. L’artiste chinois, en conflit lui-même avec sa terre natale, est allé avec son équipe à la rencontre de ceux qui, aujourd’hui, vivent déplacés de leur pays. Ils sont environ 65 millions. Oui, il y a ceux de Syrie ou du Soudan, qui débarquent (quand ils y arrivent) dans une Europe déchirée entre accueil et rejet. Mais il y a aussi la Birmanie, la Palestine, les Etats-Unis, le Mexique, l’Irak, le Kenya, la Grèce, l’Italie : 23 pays, mêmes murs, mêmes policiers, mêmes camps. Filmé notamment au drone, ‘Human Flow’ nous fait littéralement prendre du recul pour observer comment cette vieille histoire s’écrit aujourd’hui sur notre planète. Weiwei est dans l’immersion brute (qui atteint parfois ses limites), et son film est une collection de rencontres, de moments et de visages. Sans discours moraliste, sans leçons d’histoire ou solutions : le film est un exposé de la situation. A chacun ensuite de se faire son avis, en connaissance de cause. Une œuvre unique, assurément poignante, parfois dérangeante, mais absolument nécessaire. (em)

☆☆☆☆

 

Elli Mastorou

(source Metrotime.be)

 

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Tente pour SDF

•13 février 2018 • Un commentaire

Aux États-Unis, un groupe de 12 adolescentes a conçu de A à Z le prototype d’une tente d’un nouveau genre destinée aux personnes sans-abri. Sa spécificité ? Il s’agit d’une tente solaire générateur équipée de parois photovoltaïques. Présentations.

À Los Angeles, en Californie, une organisation à but non lucratif, DIY Girls (Les filles bricoleuses, en français), incite les adolescentes vivant dans les quartiers défavorisés à participer à des projets créatifs en inventant des prototypes qui permettraient d’améliorer la société.

https://www.instagram.com/p/BNC2mslgY_Y/embed/?cr=1&v=8&wp=658#%7B%22ci%22%3A0%2C%22os%22%3A17404.70000001369%7D

Un groupe constitué de douze adolescentes a ainsi eu l’idée de concevoir une tente solaire portable afin d’améliorer les conditions de vie des personnes sans domicile fixe. Sans aucune connaissance en ingénierie et sans la moindre expérience technique, les jeunes filles se sont armées de leur patience, de leur volonté et de leur ingéniosité afin de plancher sur cette tente solaire unique en son genre.

Crédit photo : DIY Girls

Utilisant les principes de l’énergie solaire, cette tente est capable de convertir l’ensoleillement (dont ne manque pas le Californie) en électricité. C’est en s’aidant tout simplement de vidéos et de tutoriels trouvés sur internet que les adolescentes sont parvenues à leur résultat final, au bout d’un an d’essais et d’erreurs, sans jamais baisser les bras.

Crédit photo : DIY Girls

Maggie Mejia, l’une des adolescentes ayant pris part au projet, explique à Mashable avoir voulu aider sa communauté :

« Parce qu’on vit ici, on la voit s’agrandir constamment. Si tes parents ne parviennent pas à payer X nombre de factures, toi aussi tu peux te retrouver à la rue. »

Crédit photo : DIY Girls

Concrètement, il a fallu que les jeunes filles se familiarisent avec la technologie photovoltaïque, réalisent les installations électriques, conçoivent les différents éléments composant la tente sur une imprimante 3D, et s’attellent à coudre l’ensemble à la main. Elles ont également appris à coder afin de créer un mini-programme animant la tente.

Crédit photo : DIY Girls

Cerise sur le gâteau, la tente est très facile à transporter puisqu’elle se convertit en sac à dos. Leur projet bouclé, les jeunes filles ont eu l’occasion de le présenter au concours Lemelson-MIT 2017 organisé par la célèbre université du Massachusetts. Elles y ont décroché la première place ainsi qu’une bourse de 10 000 dollars (environ 8 150 euros) leur permettant de lancer la production de leur tente.

Crédit photo : DIY Girls

Des études récentes affirmaient que les adolescentes américaines étaient peu nombreuses à se lancer dans les matières scientifiques, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques. L’association DIY Girls espère ainsi renverser la tendance et prouver aux jeunes filles que tous les domaines et tous les métiers leur sont ouverts.

Crédit photo : DIY Girls
Crédit photo : DIY Girls
Crédit photo : DIY Girls
Crédit photo : DIY Girls
Crédit photo : DIY Girls
Crédit photo : DIY Girls

On leur souhaite l’avenir le plus radieux !

(source: positivr.fr)

Quelle belle démarche !!!

« Chauffe Marcel »…

•12 février 2018 • Un commentaire

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Signification : 

Vas-y !
Invite à donner le meilleur de soi, se dépasser

Origine :

On sait que ‘chauffer’, au sens propre, c’est élever la température de quelque chose. Au sens figuré, c’est aussi faire monter une autre forme de température qu’est l’ambiance d’une fête ou d’un spectacle.
C’est du milieu de la musique de rock et de jazz au début des années 60 que ‘chauffer’ a d’abord signifié s’échauffer, se préparer pour donner le meilleur de soi. Puis, au cours de la représentation, des « chauffe ! » fusaient entre les musiciens pour faire monter l’intensité du spectacle et la ‘température’ de la salle.

Ensuite, si on vous demande d’énumérer les noms de quelques accordéonistes français connus, vous allez probablement citer au minimum André Verchuren, Aimable, Yvette Horner et Marcel Azzola.
Au passage, notez bien sur un papier le prénom du dernier, il va bientôt servir !

Maintenant, c’est là que ça se corse pour connaître l’origine exacte de l’expression, car les sources divergent.
Mais si les informations sont fiables et qu’on s’en tient à l’ordre chronologique, le doute n’est normalement plus permis.

Selon Claude Duneton, c’est entre 1960 et 1964, que le duo d’humoristes Dupont et Pondu a été vu à la télé dans un sketch où l’un des comiques adresse à l’autre des « chauffe Marcel ! » alors qu’il joue de l’accordéon, probablement par allusion à Marcel Azzola, musicien très célèbre à l’époque.

Ensuite, en 1966, les Charlots ont enregistré la chanson « je dis n’importe quoi je fais tout ce qu’on me dit » également intitulée « chauffe Marcel », chanson qui aurait contribué à rendre l’expression célèbre.

Mais si l’on se fie à ce que raconte Marcel Azzola lui-même, l’origine ne serait pas là.
En effet, si vous connaissez un peu l’oeuvre de Jacques Brel, vous savez que dans sa chanson ‘Vesoul’, on trouve plusieurs fois notre expression (Lien externe), et que la musique d’accompagnement originale est jouée à l’accordéon. Or, quel accordéoniste a enregistré cette chanson avec Brel ? Je vous laisse deviner avant de passer à la ligne suivante.

Marcel Azzola lui-même indique que, dans la première prise à l’enregistrement de ‘Vesoul’, le ‘chauffe Marcel’ n’était pas dit par Brel. Mais comme ce dernier voulait que son accompagnateur produise une musique dynamique, enlevée, une volée de notes pour accompagner ses paroles, il aurait, de manière non préméditée ajouté ces paroles qui feront alors définitivement partie de la chanson.

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Le seul hic de cette histoire, c’est que l’enregistrement de ‘Vesoul’ a eu lieu en 1968 donc postérieurement au moins à la chanson des Charlots si jamais on doute de l’origine liée au sketch des Dupont et Pondu.
Alors ?
Alors peut-être simplement que Brel, connaissant le sketch des Dupont et Pondu ou bien la chanson des Charlots, ou tout simplement l’expression, l’aurait casée à bon escient au milieu de ses paroles, vu le prénom de son accompagnateur.

Quoi qu’il en soit, ce chauffe Marcel est vite devenu, hors de la musique, une invite à se lancer avec ardeur dans une action.

(source : expressio.fr)

 

Waouawwww…..

•11 février 2018 • Laisser un commentaire

Touchée en plein coeur… par ce spectacle « Requiem pour L. » au Théâtre de la Monnaie, endroit magnifique, superbement rénové il y a peu.

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« J’écris ce Requiem pour moi-même… » se serait lamenté Mozart, abattu mais conscient que sa messe des morts devient un testament musical qui lui assure son passage dans l’au-delà. Le Requiem, point final mythique de la vie de Mozart, constitue à présent le point de départ de la nouvelle création de Fabrizio Cassol et Alain Platel – dont C(H)ŒURS et nicht schlafen ont déjà été présentés par la Monnaie. Fabrizio Cassol explore les métissages que la musique permet et réunit un groupe de musiciens issus de différents continents, dont les influences personnelles se mélangent au jazz et à l’opéra. Sur le plan théâtral, Alain Platel cherche avec ses interprètes une traduction physique et visuelle des thèmes de la mort et des rites d’adieu. Les héros du dernier opéra de Mozart – dont la composition est contemporaine du Requiem – ne disent-ils pas déjà : « par la force de la musique, nous marchons sans peur à travers les ténèbres de la mort. »

En toile de fond, une vidéo défile, on suit la mort d’une femme, entourée de ses proches, jusqu’à la fin. Et ce spectacle se forge en accompagnement du voyage de cette femme, en guise d’adieu.

 Ici, le « Requiem » de Mozart est le point de départ. Œuvre magistrale, c’est une puissante source d’inspiration pour créer un nouvel univers métissé où se rejoindront des musiciens africains, occidentaux et orientaux, ceux-là même qui ont fait le triomphe de « Coup fatal » !

Entre chants et musiques instrumentales, ils reconstruiront le « Requiem », en y insufflant leurs influences personnelles mais aussi le jazz et l’opéra.
D’un point de vue théâtral, Alain Platel traduira physiquement, avec la force et la beauté qu’on lui connaît, des thèmes de la mort et des rites d’adieu.  (source: Théâtre de Namur)

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(photos : Chris Van der Burght)

https://www.lamonnaie.be/fr/program/449-requiem-pour-l

 

 

L’émotion est intense, les émotions dois-je dire ! Je ne peux que vous inciter à découvrir ce spectacle….

 

Pour remettre les choses à leur place…

•9 février 2018 • 2 commentaires

Une amie m’a emmenée visiter un musée que tout le monde devrait visiter, que les enseignants devraient montrer à leurs élèves, afin que l’on se rappelle ou qu’on explique, que les migrations ont toujours existé, que nous aussi, européens, ou indiens, ou chinois… etc…. avons quitté nos pays pour cause de crise économique, de maltraitance…. plein de bonnes raisons que certains refusent de reconnaître à d’autres migrants actuels.

Il s’agit du Musée « Red Star Line » à Anvers.

http://www.redstarline.be/fr

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Deux millions de passagers ont fait la traversée entre Anvers et l’Amérique du Nord à bord des navires à vapeur de la Red Star Line. Leur histoire, celle de l’armement qui les transporta et celle de la ville et du port d’où ils partirent constituent le cœur du narratif. La période de ces départs, de 1873 à 1934, est replacée dans un vaste contexte sociologique. La migration et la mobilité humaine sont de tous les temps: des millions de personnes du monde entier ont laissé derrière eux un monde familier en quête d’une nouvelle vie ailleurs.

D’emblée l’émotion est présente, et perdure tout au long de la visite… On y voit des photos d’anonymes ou d’autres plus connus comme Einstein qui embarqua en 1933.

On y voit des maquettes des bateaux de la compagnie, d’abord bâtiments à voiles, ensuite à vapeur. On y voit des carnets de notes de passagers, des menus, des programmes d’activités pour les passagers de 1ère classe, on peut écouter la musique diffusée à bord, on nous explique les conditions de vie des migrants à bord, peu agréables…

On découvre l’endroit des douches, examens médicaux, désinfection des bagages et vêtements, obligatoires avant tout embarquement.

Quelques bonnes raisons de visiter ce musée :

  • Migration et mobilité, des notions intemporelles et universelles. Elles sont à la base de l’Histoire de l’Humanité. Les récits personnels d’émigrants donnent un visage à ce volet de notre histoire.
  • Vous vivrez presque dans votre chair les expériences des ‘chercheurs de fortune’ en route pour la terre promise outre-Atlantique. ….

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Pour aussi se dire que cela n’arrive pas qu’aux autres, que nous aussi un jour, nous pourrions avoir à fuir nos pays pour des raisons économiques, climatiques, de guerre etc…. et qu’alors, nous souhaiterions être accueillis avec humanité…

 

 

 

 

 

 

Nigel….

•6 février 2018 • 4 commentaires

L’histoire de Nigel a ému des millions d’internautes. Ce fou de Bassan solitaire vient de mourir à côté d’une colonie de faux congénères en béton avec qui il vivait depuis cinq ans.

En Nouvelle-Zélande, les fous de Bassan désertent la petite île de Mana depuis 40 ans. Pour tenter de faire revenir ces oiseaux de mer sur les falaises de l’îlot, en 1997, les scientifiques ont eu l’idée d’y installer 80 faux fous de Bassan en béton. L’objectif était que ces statues, capables d’émettre des cris grâce à un petit haut-parleur solaire, attirent une nouvelle colonie.

Nigel, un fou de bassan solitaire arrivé en 2013

En 2013, les ornithologues ont été ravis de constater que leur stratagème avait fonctionné. Nigel, un fou de Bassan solitaire, a été attiré par les statues en béton et est venu s’installer sur l’île de Mana. Mais ensuite rien ne s’est passé comme prévu. En effet, Nigel s’est rapidement lié d’amitié avec ses faux congénères en béton. Il restait à leurs côtés et il tentait, en vain, de communiquer avec eux. L’une des statues semblait particulièrement plaire à Nigel. Après quelques mois, il a commencé à toiletter l’oiseau en béton, puis à apporter des algues et des brindilles près d’elle pour lui construire un nid.

En décembre dernier, plus de quatre ans après l’arrivée de Nigel sur l’île, les scientifiques ont bien cru que leur objectif d’attirer une vraie colonie de fous de Bassan sur l’île de Mana allait enfin se réaliser. En effet, pour la première fois depuis des dizaines d’années, trois fous de Bassan sont venus se poser sur l’îlot près de Nigel et de ses amis en béton. Mais l’oiseau solitaire n’a montré aucun intérêt envers les vrais oiseaux. Il a continué à bavarder avec son compagnon en béton. Devant la distance de Nigel, les trois oiseaux ont préféré partir pour s’installer ailleurs.

 Mort à côté de sa compagne en béton

Fin janvier, les scientifiques ont trouvé le corps inanimé de Nigel près de sa statue préférée. Les médias néo-zélandais ont alors commencé à relayer le triste destin de cet oiseau marin solitaire, tombé amoureux d’un congénère en béton.

« Je pense que ça a dû être une existence assez frustrante pour lui. Qu’il se soit senti seul ou non, il n’a jamais rien eu aucun retour, alors qu’il a passé des années à faire la cour. Cela a dû être une expérience très étrange. Nous avons beaucoup d’empathie pour lui, car il était dans une situation un peu désespérée » a raconté au Guardian Chris Bell, responsable de la conservation de l’île. Mais pour lui, Nigel n’est pas mort pour rien. Sa présence sur l’île a permis d’attirer d’autres espèces d’oiseaux à Mana.

Des milliers d’internautes à travers le monde ont été touchés par l’histoire de Nigel.

Ph. Friends of Mana Island

(source Metro)

Triste histoire….

 

Sagesse…

•4 février 2018 • 2 commentaires

 

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Les singes de la sagesse sont au nombre de trois. Dans la mythologie chinoise, c’est un singe qui fut le compagnon du pèlerin Xuanzang, et qui l’aida à trouver les livres saints du bouddhisme. C’est cet aspect qui est employé dans la symbolique de trois petits singes : ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire.

Ils ont été introduits par un moine Bouddhiste de la secte Tendai vers le 7eme siècle. Ils étaient à l’origine associée à la divinité Vadjra.

Cette tradition est apparue à la fin de l’ère Muromchi (1333-1568) : il devint ordinaire de sculpter ces représentations sur les koshinto, piliers en pierre utilisés pendant le rituel du Koshin. Selon le Kiyu Shoran, les trois singes sont en relation avec la croyance Sanno, où ils sont considérés comme des messagers divins. Ils représentent le Santai (les trois vérités) évoqué par la secte bouddhique du Tendai. Il semble que le fondateur de la secte Tendai, Saicho, a représenté son idéal religieux sous la forme des singes. Une représentation fameuse des trois singes se trouve à Nikko, au temple Toshogu.

Les trois singes s’appellent Mizaru (L’aveugle), Kikazaru (Le sourd) et Iwazaru (Le muet). Plus précisément, leurs noms veulent dire « je ne dis pas ce qu’il ne faut pas dire », « je ne vois ce qu’il ne faut pas voir », et enfin « je n’entends ce qu’il ne faut pas entendre », car selon le principe de la secte originelle, si l’on respecte ces trois conditions, le mal nous épargnera. C’est une expression de la sagesse et du bonheur.

Une des plus anciennes représentations connues de ces trois singes se trouve à Nikko au Japon. Elle est attribuée au sculpteur Hidari Jingoro (1594 – 1634).

Ce fut notamment une devise de Gandhi qui gardait parait-il toujours avec lui une petite sculpture de ces trois singes de la sagesse.

Source : © Chine Informations – La Rédaction

 

Avec humour….

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